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laboratoire LERFoB

MACIEJEWSKI Lise

image Lise Maciejewski
© Lise Maciejewski
Doctorat en deuxième année, équipe Ecologie Forestière (EF)

• Contact :

LERFoB (Laboratoire d’Étude des Ressources Forêt-Bois)
UMR INRA-AgroParisTech 1092
Equipe Ecologie Forestière
Centre AGROPARISTECH site de Nancy
14 rue Girardet
54042 Nancy cedex
tél: 03 83 39 68 04

lise.maciejewski@agroparistech.fr

• Titre de la thèse :

Les habitats forestiers : méthodes de détermination, déterminisme et implications pour la surveillance de l’état de conservation

• Encadrement :

Pr. Jean-Claude Gégout, LERFoB (Ecologie forestière) : Directeur de thèse 

Farid Bensettiti et Julien Touroult :  Correspondants au Service du patrimoine naturel (SPN) du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) 

• Thématique de recherche :

logo MNHN

La conservation de la nature s’est développée dans un premier temps sous l’angle de la préservation des espèces. Ces dispositifs de protection sont aujourd’hui complétés par des approches de conservation des habitats naturels. L’objet « habitat » se révèle un atout pour intégrer un caractère fonctionnel couvrant de nombreuses espèces et leurs relations entre elles et avec leur environnement, mais il devient également plus complexe à comprendre et à gérer. En Europe, c’est en 1992 en réponse à la Convention internationale de Berne que la directive européenne 92/43/CEE, dite Directive Habitats-Faune-Flore (DHFF) fixe le cadre de la politique de l’Union européenne relative à la conservation de la nature en donnant pour objectif commun aux États membres « d’assurer le maintien ou le rétablissement dans un état de conservation favorable des habitats naturels et des espèces de faune et de flore sauvages d'intérêt communautaire » (art. 2). 

Le réseau de sites Natura 2000 implémenté sur le territoire de chaque Etat membre est l’outil privilégié dans la mise en application et l’atteinte des objectifs de cette directive (art. 3). Afin de s’assurer la réalisation de ces objectifs, chaque État membre doit assurer une surveillance de l’état de ces habitats (art. 11) pour établir une évaluation de l’état de conservation (art. 17) transmise dans un rapport périodique (tous les 6 ans) à la Commission européenne. Cependant, la mise en place de cette politique comporte de nombreux défis à relever pour la communauté scientifique.

Actuellement, le premier défi de taille réside dans la constitution d’un réseau de surveillance permettant de produire des données standardisées, récoltées sur une grande échelle (régions biogéographiques), et à un pas de temps régulier permettant de surveiller l’état de conservation des habitats à l’échelle nationale. Si les habitats et leur état de conservation sont au cœur de la DHFF, il subsiste néanmoins des lacunes sur la compréhension de leur fonctionnement, sur l’importance fonctionnelle de différents compartiments, et notamment sur le déterminisme des habitats et les facteurs influençant leur expression. 

• Objectifs des travaux de thèse :

L’objectif de la thèse est d'explorer les incertitudes liées au classement d'un relevé dans un type d'habitat et d’améliorer notre compréhension du déterminisme environnemental de sa flore et de l'efficacité du réseau Natura 2000 pour favoriser la conservation des habitats forestiers. 

Une première étape visera à clarifier et évaluer les incertitudes du classement des relevés dans les types d'habitat, qu’il s’agisse d’un avis rendu sur le terrain ou d’une détermination experte ou automatisée a posteriori, en comparant différentes méthodes et en mettant en évidence leurs avantages, coûts, limites et complémentarité. Nous chercherons également à améliorer notre compréhension du fonctionnement des habitats forestiers, en s’intéressant aux facteurs les plus influents sur la présence et l’expression de ces habitats, en observant l’effet des changements climatiques dans un passé récent, et en se concentrant sur la place de la communauté végétale dans l’évaluation de l’état de conservation des habitats forestiers. Enfin, nous tenterons d'évaluer l’effet du réseau Natura 2000. La création de ce réseau de sites a globalement eu lieu en France entre 1995 et 2005, nous envisageons que les sites en meilleurs états de conservation ont été privilégiés. En comparant les indicateurs utilisés pour l’évaluation de l’état de conservation au moment de la désignation nous chercherons à faire un constat sur la mise en place des sites en France et mettre en évidence l’effet « désignation » à l’échelle du territoire français. De plus, en analysant l’évolution de ces indicateurs, dans et hors réseau, on tentera de mettre en évidence l'effet de la gestion différentielle des zones Natura 2000 sur l'état de conservation de ces habitats.

Ces résultats participeront à la valorisation des données de l’inventaire forestier national dans le cadre de la mise en place d’indicateurs pour la surveillance des habitats forestiers à l’échelle nationale (réponse à l’art.11 de la DHFF). De plus, étudier le déterminisme de la communauté végétale au sein d’un habitat forestier nous permettra de préciser le poids de la gestion sylvicole et des changements globaux sur chaque type d'habitat pour améliorer la pertinence de l’évaluation de leur état de conservation et l’efficacité des actions de gestion afin de faire progresser la conservation des habitats forestiers.

• Démarche :

Ce travail est réalisé à l’aide d’importantes bases de données floristiques réunies au laboratoire : Sophy, EcoPlant et IFN (dont un ensemble de relevés chronométrés).

• Financement :

Dans le cadre d’un partenariat MNHN-AgroParisTech, le salaire de thèse est intégralement pris en charge par le MNHN via un contrat de travail, et les résultats de thèse seront valorisés par le SPN.

• Mots clés :

Habitats forestiers, détermination des habitats, état de conservation, surveillance, déterminisme des habitats, changements climatiques, directive Habitats-Faune-Flore, Natura 2000

• Parcours :

- Après un diplôme d’ingénieur forestier (AgroParisTech) avec une spécialité en Gestion des milieux naturels obtenu en 2010, j’ai travaillé pendant 5 ans au Service du patrimoine naturel (SPN) du Muséum national d’Histoire naturelle sur l’évaluation de l’état de conservation des habitats agropastoraux et forestiers à l’échelle du site Natura 2000. Le SPN a un rôle d’appui scientifique au ministère en charge de l’écologie, en particulier pour les réponses aux articles 11 (surveillance de l’état de conservation) et 17 (évaluation de l’état de conservation à l’échelle biogéographique, et rapportage tous les 6 ans) de la DHFF. Le MNHN continue à m’employer pendant la durée de la thèse et valorisera directement les résultats de recherche dans le cadre de ses activités.

- Etablissement d'inscription Ecole Doctorale RP2E